La Tortue

La  Tortue, tenace et patiente, est symbole de longévité. Avec constance, et sans craindre d'user du temps nécessaire, elle avance. Dans la plupart des contes africains, la tortue incarne l'intelligence et la perspicacité ; elle parvient à ses fins, sans bruit, grâce à son endurance.

Ca bouge !

Qui sommes-nous ?

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L’association a été créée en février 2004 pour donner un cadre à des échanges, entre trois femmes françaises et des villages, des groupes de personnes ou des familles au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Nos liens avec nos amis africains étaient suffisamment fiables et éprouvés,  ils devaient  prendre un caractère plus structuré.

 Quelques années plus tard, « La Tortue Voyageuse » est organisée en antennes, deux antennes fonctionnent à ce jour, chacune placée sous la responsabilité de l’une d’entre nous. Nous comptons environ 80 adhérents en France et plus de 600 en Afrique, notamment les bénéficiaires des échanges et projets. Les liens avec nos partenaires sont solides et réguliers.

Une gestion autonome

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À nos partenaires de mettre en place et gèrer les projets sur place.

À nous de les épauler dans le montage de ces projets et leur gestion associative. Nous  sommes là pour leur offrir des outils (humain, technique et financier) qui les aident à définir leurs projets, faire un budget et trouver les partenaires, nationaux et internationaux, susceptibles de soutenir leurs démarches.


Nos réalisations sont encore modestes car avant de se lancer dans de grands projets, il  faut s'assurer que la gestion de petits projets est déjà maîtrisée. Nous avançons doucement (mais sûrement) ... d'où notre nom  "La tortue voyageuse".


Notre priorité : l'éducation et la formation professionnelle

Ces deux domaines d'intervention se sont vite imposés au sein de nos antennes.     À Markoye, le financement de la scolarité des orphelins et des enfants déshérités était une idée soutenue par les instituteurs, originaires du village. Dans le Passoré, il s'agissait de requêtes plus individuelles. Roger Ouedraogo, par exemple, suite au décès de ses frères et soeurs, s'est retrouvé avec plus d'une vingtaine d'enfants  à sa charge et son salaire de fonctionnaire ne suffisait pas à couvrir l'ensemble des  frais de scolarité.

Mais petit à petit, en suivant de près ces enfants, nous nous sommes rendus compte combien l'école leur était inadaptée. Les cours y sont dispensés en Français alors que leur langue maternelle est tout autre (moré, songhaï, peul, etc.). Ce qui y est enseigné (le curriculum) est par ailleurs très éloigné de leur environnement.

Face à un taux d'échec important, nous avons donc décidé :

- d'offrir un nouveau sens à la pratique du français en développant des échanges entre élèves burkinabés et français. La correspondance permet aux petits burkinabés de donner chair à cette langue totalement étrangère, qu'est le français et qui sans accès au médias, n'ont pas la possibilité de se représenter les réalités que vivent les petits français. Elle est pour eux une puissante source de motivation et de réussite.

- d'offrir, autant que possible, une autre chance aux exclus du système scolaire, en leur payant une formation professionnelle via l'ANPE ou en créant des ateliers de formation dans les villages.


Alphabétiser, former et soutenir financièrement les mamans est  aussi devenue une priorité car cela permet aux mamans de prendre davantage part à la scolarité de leurs enfants.

D'autres initiatives comme l'électrification de l'école de Bouré et la mise en place de correspondances scolaires  avec des établissements français sont en cours.


 


 


 

 

 



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